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  • samedi
  • 2
  • mai
  • 2015

The Marshals

A la fin des années 2000, les deux Marshals arrivèrent en ville pour remettre de l’ordre, précédés d’une réputation de redresseurs de torts adeptes d’un blues rock psyché hendrixien à la cravache,telles deux clés noires éperonnant un troupeau de notes blanches désarçonnées.

Leur route croisait celle de sanguinaires outlaws, des tribus sauvages campant sur les collines de Woodstock aux Britanniques récoltant la crème d’un rock suintant des peyotls.

Les Marshals appartenaient à ces nouvelles agences blues bicéphales initiées par Doo Rag et institutionnalisées par White Stripes, Black Keys, Immortal Lee County Killers, Black Diamond Heavies, Left Lane Cruiser ou Black Pistol Fire.

Lors de leurs pérégrinations à travers le grand ouest, les deux justiciers croisèrent la route d’un desperado au Stetson poussiéreux. Le gringo utilisait son harmonica pour seul mode d’expression.

Implicitement, ils venaient de mêler leur sang et leur destin. Le batteur, Thomas Duchezeau, et le guitariste chanteur, Julien Robalo, apprirent le nom de leur nouvel acolyte en découvrant qu’il avait déjà commis de nombreuses harmonies coupables, Laurent Siguret.

Le néo-trio scella son alliance en faisant halte au studio After You My Friend pour enregistrer ce qui sera son troisième album, AYMF Session,un traité de savoir-vivre et d’entretien des moteurs à explosion à l’usage des petites-vertus.

Sept chansons capiteuses, sept péchés capitaux, sept saignées à blanc pour un blues noir comme le sang d’encre coulant dans les veines des bluesmen de la Nouvelle-Orléans, sept incantations dont “Crosstown Traffic” chipée à Hendrix. The Marshals dissipent légèrement leurs effluves psyché des débuts pour aborder le blues-rock par sa dimension la moins sombre et la plus généreuse, le rhythm’n’blues.

L’objectif des Marshals est identique au fil de leurs aventures soniques, convertir les petites natures au blues-rock le plus teigneux à l’ouest du Pecos.

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